
L’étang de Peyrelevade a été construit en 1974 sur le cours de la Vienne à Peyrelevade et était géré par la Fédération et l’AAPPMA de Peyrelevade. Depuis quelques années, la pêche était quasiment le seul usage de ce site, le camping municipal étant fermé et la baignade également.
La création du contrat Sources en action, animé par le Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin a permis à la commune de lancer une étude globale de résolution des problèmes sur le site.
Cette étude, soutenue par les partenaires financiers (Agences de l’eau, etc.) a démontré que le plan d’eau était la principale cause du réchauffement de la Vienne. Cette hausse des températures favorise le développement des cyprinidés et des espèces indésirables mais nuit considérablement à celui de la truite. La solution technique la plus durable et la moins chère restait la suppression de l’étang. Suite à cela, la commune a donc décidé de supprimer l’étang.
Une mise en dérivation aurait pu permettre de résoudre les problèmes environnementaux (pour partie) tout en conservant l’étang. Mais cela aurait coûté extrêmement cher à la collectivité pour un site qui n’avait quasiment plus qu’une seule vocation, la pêche. Ce loisir dans ce type de milieux étant ailleurs possible sur d’autres sites à proximité immédiate comme le barrage du Chammet, de Servières ou à Tarnac, conserver l’étang n’avait donc pas d’intérêt.
Enfin, cet étang a été identifié par le plan de gestion départemental (PDPG) comme l’un des principaux facteurs limitant la population de truites sur le bassin de la Vienne en Corrèze.
Dès la fin du chantier en 2020, les premiers résultats arrivent : les espèces restées dans l’étang disparaissent (perche commune, gardon, tanche etc.) du cours de la Vienne et sont vite remplacées par les vairons et les loches franches qui colonisent et même se reproduisent sur le site dès la fin des travaux ! L’eau de la Vienne ne se réchauffe plus et permet de diminuer les densités de chevesnes et de goujons qui aiment les eaux chaudes et étaient favorisés par l’étang. Ces deux espèces voient leur densité fortement diminuer :
• au niveau de Peyrelevade : - 97 % pour les deux espèces.
• plus en aval vers Lhuguet : -50 % pour le goujon et - 65 % pour le chevesne.
• à Vinzanet : - 90 % pour le goujon et quasi disparition du chevesne.
Les géniteurs de truite commencent à faire leur retour avec une reproduction sur site durant l’hiver 2020-2021. Le résultat définitif de l’impact du chantier se fera donc sentir à partir de 2023.
